mercredi 21 avril 2010
Voici la conclusion de l’article de Marc Chevallier publié dans le numéro hors-série d’Alternatives Économiques, “L’état de l’économie 2010” (page 31).
Une bonne politique industrielle ne consiste-t-elle pas au fond surtout à fournir un environnement de qualité aux entreprises ? La qualité de la main-d’œuvre (et donc du système d’enseignement et de formation), celle des infrastructures ou la stabilité du cadre juridique et fiscal sont en effet primordiaux à la fois dans les décisions de localisation des entreprises existantes et dans la capacité d’un territoire à en faire émerger de nouvelles.
Le patronat a tendance à se focaliser sur un seul point : abaisser les charges qui pèsent sur les entreprises. Après avoir obtenu la suppression de la taxe professionnelle, il cherche désormais à réduire le financement des régimes sociaux.
C’est oublier que les autres caractéristiques jouent certainement un plus grand rôle pour l’attractivité d’un territoire, comme le montre la bonne résistance de certains pays nordiques conjuguant dynamisme économique et niveau de prélèvements obligatoires élevés. A cet égard, la volonté affichée par le gouvernement de réduire coûte que coûte les effectifs dans l’Éducation nationale, alors même que le système scolaire français affiche des performances plutôt médiocres, du fait notamment de taux d’encadrement trop faibles en maternelle ou en primaire, constitue plutôt un mauvais signal.