Jacques Lévine est mort ce 23 octobre, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
Psychanalyste, docteur en philosophie, il avait consacré sa vie aux questions d’éducation. D’une générosité profonde, il donnait de sa personne sans compter pour aider les enseignants dans leurs rapports avec les élèves et avec les familles. Il éclairait ce qui semblait incompréhensible ; il permettait de débrouiller des situations qui paraissaient inextricables.
Il avait fondé l’AGSAS, association qui soutient les enseignants dans leurs pratiques et il avait lancé les ateliers de philosophie dans les écoles. Son dernier livre, préfacé par Philippe Meirieu, “L’enfant philosophe, avenir de l’humanité ?”, était paru le 2 octobre dernier.
Sa voix s’est éteinte au moment où il y aurait le plus besoin de poser des paroles intelligentes sur les relations humaines dans et autour des écoles, au moment où les élèves et leurs enseignants ne sont plus considérés comme des êtres humains, mais comme des machines à apprendre.

- Jacques Lévine avec mes élèves, le 22 février 2001
Vienne le temps où l’on pourra à nouveau utiliser son œuvre pour construire une école plus humaine.