Ce sont les mots qui me sont venus à l’esprit quand mes hôtes, Tuija et Hannu, m’ont demandé ce que je pensais.
Ils me faisaient visiter leur village de Padasjoki — 3 600 habitants sur 730 km² —, quand nous sommes passés devant l’école secondaire. Des élèves en sortaient ; deux adultes les regardaient partir.
J’ai risqué : « On peut visiter ? »

- Anita et Marja devant “Pappilanmäen koulu”
Quelques mots suffirent pour qu’Anita et Marja, les deux professeurs à l’entrée, m’accueillent chaleureusement.
“Pappilanmäen koulu” compte 25 enseignants à temps plein pour 185 élèves âgés de treize à dix-huit ans.
Les élèves qui choisissent des options rares, comme le français ou le russe, disposent d’un équipement spécial pour travailler avec un professeur qui se trouve dans un autre établissement.
J’ai constaté une fois de plus que personne ici n’est abandonné à son sort. On a le droit d’habiter un village perdu au cœur de la Finlande et d’apprendre le français.
Plus tard, Tuija et Hannu m’ont indiqué l’école primaire. J’ai remarqué qu’il y avait encore de la lumière dans un des bâtiments…

- Le directeur, Matti Vilén,
dans la salle des professeurs. Par la fenêtre,
on aperçoit l’ancienne école.
Le directeur, encore présent, m’a présenté les locaux.
198 élèves sont inscrits. L’école compte, tous à temps plein :
- 13 professeurs ;
- 3 assistants ;
- 3 cuisinières ;
- 2 personnes pour l’entretien.
Soit un total de 21 personnes. Moi qui croyais que les écoles que j’avais visitées à Helsinki avaient un statut spécial, comme celui de nos ZEP…
Pleure, professeur français, pleure…