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Quelques photos d’un jardin d’enfants finlandais

jeudi 29 avril 2010, par Rémi Castérès

Le jardin d’enfants d’Arabia, un quartier au nord de la capitale, rassemble quatre-vingt-quatre enfants cette année, dont vingt et un en classe pré-élémentaire.

La cour du jardin d'enfants Arabia Voici une partie de la cour. Début avril 2010, il reste encore de neige tassée. Derrière, c’est la mer, encore gelée.

Aura précède un groupe d’enfants dans les escaliers. Elle a déverrouillé la sécurité du portillon.

↑   Puis elle fait entrer tout le monde dans le bâtiment. Dès leur plus jeune âge, les enfants finlandais sont co-dirigeants de leur “classe”. Les enfants ne se déplacent pas tous ensemble, en troupeau. L’éducateur n’est pas en permanence auprès de son groupe.

 

←   Dans le hall, Aura accroche ses gants sur une barre d’un séchoir électrique.

Tout se fait au rythme des enfants et dans le plus grand calme. Ceux qui sont assez grands se débrouillent seuls.

 

↓   Les autres se font aider par des adultes ou par de plus grands.

Chaque enfant dispose d’un vestiaire.

À l’intérieur, les enfants circulent librement et jouent dans des salles aménagées. Les groupes sont multiâges.

Musique !L’éducatrice que j’interroge, Leea Isotalo, est aussi catégorique que ses collègues de Porvoo : si les familles qui le peuvent doivent payer une contribution, aucun enfant n’est exclu pour des raisons financières. Par contre, il y a un délai d’attente de quatre mois à Helsinki entre le moment de l’inscription et la disponibilité d’une place.

Je questionne aussi Leea sur ce qui se passe en cas d’accident, une obsession paralysante chez les enseignants français. « Cela nous est arrivé pas plus tard qu’hier, répond Leea. Un garçon avait reçu du sable dans les yeux. Nous avons téléphoné à sa mère qui l’a emmené à l’hôpital. Quelques heures après, il était de retour, avec les yeux nettoyés.
– Avez-vous des rapports à rédiger ?
– Il faut une attestation pour l’hôpital et envoyer un email à la municipalité. »

Tiens ! C’est un peu plus compliqué qu’à Porvoo…

« Pourquoi cette bureaucratie ?
– Les conseillers municipaux veulent savoir de quoi il retourne si une famille vient les voir après un accident. C’est pourquoi, si l’accident est sérieux, nous devons envoyer le rapport le jour même. Mais comme hier ça n’a pas eu de conséquences, j’ai plusieurs jours pour le faire. Je m’en occuperai demain, quand j’aurai un moment.
– Cela vous prend combien de temps ?
– Un quart d’heure environ. Nous devons décrire l’incident, les mesures qui ont été prises et les conséquences. »

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