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Qui sommes-nous ?

mercredi 20 mai 2009, par Paul Robert, Paul Suh, Rémi Castérès

Rémi Castérès, né en 1951, webmestre de ce site, instituteur retraité.
A vécu en URSS en 1972-73.
A habité et travaillé dans le quartier des Minguettes à Vénissieux pendant une dizaine d’années.
Maitre du cycle 3 et directeur de l’école de Saint-Didier-sous-Riverie de 1993 à 2007. A parcouru beaucoup d’écoles du Rhône en tant que maitre formateur.

Paul Robert, né en 1957, agrégé de lettres classiques, a enseigné à Bagdad, en Seine-St Denis et dans le Gard, en Centre culturel à des adultes, en collège, en lycée, en IUFM et à l’université .
Personnel de direction depuis 2000, actuellement principal de collège dans le Gard.
A effectué deux voyages d’études en Finlande en 2006 et 2009, dont il a tiré un livre : “La Finlande : un modèle éducatif pour la France ?”, ESF 2008 (deuxième édition en juin 2009), plusieurs articles et deux vidéos visibles sur ce site.

Paul Suh, né en 1975, professeur des écoles depuis 2004, enseigne en classe unique dans le Rhône (depuis 2008).

 

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3 Messages de forum

  • Bonjour, Je suis orthophoniste et pratique depuis deux la rééducation logico-mathématique. Quand je vois comment on pourrait montrer aux enfants les maths(et quand je jette un coup d’oeil aux évaluations qui me désolent…)je me pose des questions sur l’enseignement à l’étranger. Les parents semblent cantonnés par ce que DIT la maîtresse (parfois je boue en moi car des étapes sont grillées, on ne cherche qu’à faire plaquer les connaissances aux enfants…) Je serais intéressée de savoir comment, dans le primaire finlandais, sont enseignés les mathématiques. Auriez-vous des infos ? Merci, Julie.

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    • Je vous renvoie à la vidéo "L’éducation finlandaise" qui est sur ce site et où vous pourrez assister à un cours de maths.

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    • Je partage totalement votre point de vue : on ne cherche qu’à plaquer les connaissances sur les enfants. Je suspecte même que les difficultés des élèves que vous recevez ont pour origine la conception terrifiante que leurs parents se font des mathématiques, à la fois incompréhensibles et indispensables pour réussir socialement. Notre école n’arrange pas les choses, avec sa transmission frontale des savoirs. Depuis le triomphe des antipédagogues, les choses vont de mal en pis.

      De ce que j’ai pu voir, l’enseignement des mathématiques en Finlande ne diffère pas structurellement de ce qui se fait en France : des explications données par la maitresse, la référence au manuel, des exercices. Mais, bien que ne comprenant pas le finnois, j’ai repéré les différences suivantes :

      – un effectif réduit (13 élèves pour la leçon que j’ai suivie) ;

      – l’enseignante utilise le matériel dont elle dispose et qui est présent dans toute classe. L’épiscope est particulièrement pratique pour montrer comment placer une équerre ;

      – les explications sont brèves sans être précipitées. La durée totale de la leçon, avec les exercices, est de 45 minutes. Il n’y a pas d’ennui, les élèves suivent et réagissent ;

      – le manuel me semble tout à fait adapté à l’âge des enfants ;

      – les élèves gèrent leur cahier d’exercice comme ils l’entendent ;

      – la maitresse n’écrit jamais sur les cahiers des élèves ;

      – les élèves peuvent s’aider librement.

      Je précise que je n’ai pas assisté à une leçon modèle dans une sorte d’école d’application. Je suis allé dans une école lambda, celle que fréquentaient les enfants d’une famille qui m’hébergeait.

      De plus, les enfants ont l’occasion de réutiliser leurs connaissances en technologie. Les mathématiques ne sont pas qu’une abstraction comme chez nous.

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