L’éducation familiale est assez différente entre nos deux pays. En Finlande les enfants sont amenés à se débrouiller assez tôt tout seul - dés l`âge de 7 ans - car dans la plupart des familles les deux parents travaillent à plein temps. En pratique, cela signifie que les enfants font le trajet maison-école-maison tout seul, qu’ils se préparent le goûter tout seul… pratiquement tous les enfants se promènent ici avec la clé de la maison autour du cou. Les familles monoparentales sont aussi nombreuses.
Les relations parents-enfants varient bien sûr suivant les familles mais je dirais que dans l’ensemble il existe moins de communication enfants-parents qu’en France. Disons que jusqu’à l’âge de 12-13 ans, on "échange" encore puis brutalement - à l’adolescence - on observe une rupture : les ados font un rejet des parents et ce phénomène est, je trouve, assez impressionnant… ils préféreront marcher tout seul pendant une demi-heure par - 20 C, plutôt que d’accepter de se faire accompagner en voiture bien au chaud sans se fatiguer… la crainte de passer aux yeux des copains pour un "bébé" est trop forte ;-)
Du coup, c’est au collège que la séparation parents-enfants se fait. Au point de passer les weekends chacun de son côté. Les parents vont à leur petite maison de campagne, les enfants restent en ville pour voir les copains.
Dans ce contexte, les parents n’ont guére d’autorité. Par ailleurs en Finlande toute punition physique est exclue et considérée comme de la maltraitance (La fessée ou la gifle par exemple). ce qui ne signifie pas pour autant que la violence n’existe pas - notamment l’alcoolisme est un problème assez répandu dans ce pays.
Comme on le sait bien, les filles sont plus consciencieuses, plus obéissantes et moins turbulentes, plus "mûres" que les garcons ne serait-ce qu’au collège…. néanmoins, mon expérience personnelle me permet de dire que les enseignants tentent de prendre en compte ces différences dans leur enseignement. J’ai eu moi-même une fille et un garcon scolarisés dans le système et j’ai donc une expérience personnelle et un avis qui reposent sur du vécu ;-)
Au même âge, vers l’âge de 10-11 ans ma fille était beaucoup plus mûre que mon garcon. Elle avait d’excellents résultats scolaires et, je pense que si elle avait été en
France, les professeurs l’auraient poussée conformément à la pensée un peu élitiste du système. Ici, rien de tout cela, on ne pousse pas… on attend d’être arrivé au niveau du lycée.
En comparaison, mon garcon, au même âge, était encore trés immature : avec des difficultés pour se concentrer, l’envie de jouer, de bouger… pour les enseignants ceci n’était pas un problème : c’est au système éducatif de s’adapter au rythme de l’enfant, non le contraire. Si l’enfant n’est pas "prêt" biologiqement pour apprendre la géométrie ou la grammaire, ce n’est pas grave…. on attendra qu’il soit prêt.
Dans le système francais, il aurait été considéré comme un élève en difficulté et en retard sur ses camarades. Ici, rien de tout cela. Actuellement, malgré sa crise d’adolescence, il se débrouille pas mal en classe. ses devoirs il les fait tant bien que mal et les professeurs se montrent trés compréhensifs. Et je leur tire mon chapeau !
Et je vous avoue que personnellement, je suis profondément reconnaissante envers ce systéme éducatif qui respecte les enfants pour ce qu’ils sont dans leur différence.
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